16 octobre 2016 – La femmes expat’, cet animal étrange – Étude sociologique

Avertissement de l’auteur : Toute ressemblance avec des personnes existant ou ayant existé n’est pas fortuite. Tous les faits sont (malheureusement) réels.

Ce qui est formidable dans une expatriation c’est que l’on rencontre des gens qu’habituellement, on n’aurait jamais croisés. Des gens de tous horizons, de toutes cultures, avec une expérience de vie riche : bref, joie et félicité en perspective. Puis arrive la (triste) réalité. Les gens peuvent être méchants (et/ou idiots) même à 10.000 km de notre chère contrée.

Je fais partie des « vieilles expat’ » ici maintenant, je commence ma 3ème année ! Cela fait donc deux années complètes d’étude anthropologique de mes congénères. Il est temps de vous en faire profiter : Top 14 des femmes d’expat’.

  • N°1 – La bloggeuse (je-m’en-foutiste sur les bords) (commençons par un autoportrait)

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source www.giphy.fr

À la question « Qu’as-tu fait aujourd’hui ? », elle répond invariablement :

– Des recherches pour mon prochain article : ça parle du taoïsme au 10ème siècle…

En vérité, elle a enchaîné les épisodes de Grey’s Anatomy de 8:00 à 16:00 (car il fallait aller chercher les enfants à l’école).

  • N°2 – La polyglotte

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A toujours vécu dans différents pays et reproduit le schéma familial. Parle plusieurs langues et l’on ne sait même pas laquelle est sa langue maternelle. Abreuve ses enfants de connaissances linguistiques à coup de « Hey buddy ! How are you my little sweet pecan pie ? » qui lui répondent invariablement en français.

  • N°3 – La déprimée

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source www.giphy.fr

Contrairement à la bad-ass, elle n’est pas encore adaptée à son environnement après 2 ans. Tout est compliqué : courses, école, enfants, rien ne va. Compte les jours en attendant de reprendre l’avion pour retrouver son 200 m² à Neuilly. Elle finira par repartir car « C’est trop dur, je culpabilise trop pour mes enfants ». En fait, son volailler/fromager préféré lui manque.

  • N°4 – Celle qui bosse, « elle »

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source www.giphy.fr

Elle dépose son enfant unique et préféré (les grossesses abîment le corps !) devant l’école en faisant un dérapage à 360 degrés avec son triporteur car polluer-c’est-pas-bien tout en prenant garde de ne pas salir ses Louboutin à 1500€.

  • N°5 – La fashionista

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Son rêve absolu ? Poser pour une publicité Comptoir des Cotonniers avec sa fille qui, du haut de ses 5 ans, total look Bontemps, est capable de reconnaître que ton top est de la collection H&M 2014 et que c’est trop la honte de sortir comme ça.

  • N°6 – La mytho

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Elle a appris le mandarin en 4 jours. Alors qu’elle écoutait avec une attention particulière une Ayi (lire ici un article sur les formidables ayi) parler, je lui demandai naïvement : « Tu comprends ce qu’elle dit alors que tu viens d’arriver ? » – Bien sûr ! Le ton veut tout dire… 

Bien sûr…

  • N°7 – L’intrépide (surnommée la bad-ass)

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Hyper adaptée à son environnement, elle connaît toutes les bonnes adresses pour acheter des fruits incroyables, de la viande fraîche ou des fringues trop belles au bout de 3 mois. Toi, tu en es encore à chercher un morceau de pain comestible.

Elle te fait découvrir la vraie vie à la chinoise : tu te retrouves attablée au fin fond d’un marché local à manger des nouilles dans un bol entouré d’un sachet plastique. Et tu as survécu, trouvé cela super bon et tu y emmènes maintenant tous tes visiteurs en te la racontant un petit peu : « Fais pas ta chochotte ! ».

  • N°8 – La Morue

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Elle te dit bonjour uniquement quand ton mari t’accompagne (même si ce n’est pas George Clooney) alors que tu la croises matin et soir devant l’école et que 2 de ses enfants (sur 4) sont en classe avec les tiens : Sophie-Eugénie Edouard-Philibert (là, je n’en cite que deux).

  • N°9 – L’arty

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Pinceau dans le chignon fait à la va-vite (3h de coloration et 1 de crêpage), associations osées de 12 couleurs différentes, citant pêle-mêle Picasso, Lichtenstein et Basquiat et passant sa vie entre accrochages/vernissages/glandouillages divers.

  • N°10 – La débordée

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 « On déjeune ensemble mardi ?

– Ah non chérie ce n’est pas possible : mardi j’ai peinture sur mosaïque mexicaine (!). 

– Mercredi ?

– Je suis en demi- finale du tournoi de majong.

– Jeudi alors… »

  • N°11 – La néo-colonialiste

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N’a pas travaillé depuis son stage de 3ème en 1982 mais sait tout sur tout. A parcouru tous les continents avec son époux diplomate et trouve que « les jaunes sont moins dociles que les nègres« .

Je vais vomir et je reviens (ou pas).

  • N°12 – La tête à claques

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Elle ne t’adresse la parole seulement si ton mari est PDG de Porsche Asie-Pacifique :

«Bonjour, je voudrais avoir des infos sur l’activité golf ! ».

– Bien sûr, que fais ton mari ?»

Lost in translation même en français, ça promet…

  • N°13 – La fausse sympa

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T’invite dès les premiers jours à sortir, découvrir la ville, et finit par t’inviter à déjeuner. Pour finalement te poser une question déterminante :

« Tu n’as pas d’enfants j’espère ?

– Heu… Si.

– Ah ben ça ne va pas être possible alors ! »

– …

Ou encore :

« Non mais sérieusement, je ne peux pas être amie avec toi car tu repars dans 2 ans… Tu me comprends j’espère !? ».

Je comprends que tu gaspilles l’air des autres êtres humains qui t’entourent.

  • N°14 – La dinde

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En France, je ne la croisais qu’à Noël entre marrons et pommes de terre sarladaises. Nos rencontres se passaient plutôt bien. Ici, j’en croise tellement que j’en suis dégoûtée. C’est un animal à l’apparence compliquée : beaucoup de plumes de couleurs différentes (tie & dye capillaire), plusieurs étages de plumes (Prada sur Vuitton sur Hermès sur Chanel, all fake of course my dear !), visage dé/re-construit (Botox). Animal compliqué et qui … glousse fort, tout le temps, pour rien. Et pleure parfois, quand elle se sent boudinée dans son 36 et qu’elle s’en épanche auprès de toi, « même si, toi, tu ne peux pas comprendre ».

Conclusion, la dinde, il vaut mieux l’avoir dans son assiette.

 

_____

Et l’expatrié mâle me direz-vous ? Par définition, on le voit assez peu : il bosse « lui ». Et rentre tard (on ne peut les blâmer quand on côtoie les spécimens qu’ils ont épousés…). Quant à moi, refusant de n’appartenir qu’à une seule catégorie, j’observe tout cela avec parfois un peu d’effroi mais surtout une certaine tendresse car finalement, ces femmes-là, sont-elles heureuses ?

En guise de conclusion, je citerai les philosophes Drummond (Arnold et Willy pour les intimes) :

Faut de tout, tu sais !

Faut de tout, c’est vrai !

Faut de tout pour faire un monde.

15-arnold

 

Note de l’auteur : merci à ma chère « M » qui m’a donné l’idée de cet article que je me suis beaucoup amusée à écrire ! 

 


3 réflexions sur “16 octobre 2016 – La femmes expat’, cet animal étrange – Étude sociologique

  1. trop drole !! finalement je vais rester avec mes copines expat de l’ecole St Joseph !! .. euh par contre si tu connais vraiment le PDG de Porshe Asie .. ca m’interesse lol !! ( j’ai besoin d’un nouveau lave-vaisselle .. )

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