9 mai 2016 – Top 10 des trucs à importer en France

A première vue, quand on vit dans un pays qui érige en monuments culinaires la soupe de pattes de poulets noirs ou la salade de langues de canards, on se dit qu’il n’y pas grand-chose qui nous manquera une fois rentrés en France. Et bien non. Au bout de presque deux ans d’expériences dépassant l’entendement variées, je suis en mesure d’apprécier certains aspects au point de vouloir les importer dans notre belle France. C’est parti pour le Top 10…

  1. Les objets qui facilitent (vraiment) la vie

Chaque jour ou presque, on découvre de nouveaux objets qui, au premier regard, semblent superflus et puis finalement s’avèrent indispensables (ou presque).

Barres de stationnement au sol : pour les maladroits, une petite barre pour éviter de gros ennuis avec votre voisin heureux propriétaire d’une Porsche 911.

01-Barres parking

Pince à boules de neige : c’est bien connu, l’âge régresse au fur et à mesure que la neige tombe. A Pékin, les hivers sont longs, rigoureux et parfois, la neige tombe en quantité suffisante pour faire des batailles. L’accessoire qui fait LA différence, c’est la pince à neige qui permet de faire des boules parfaites.

02-Pince à neige

Petite mules à talon (en 35 certes) dans les cabines d’essayage pour essayer la petite jupe trop mimi (mais pas avec tes Doc’ aux pieds…).

03-Chaussures cabine essayage

Les protèges-mains et couvertures pour 2 roues. Aux premiers jours de froid, j’ai trouvé ça exagéré. Puis je suis sortie en scooter avant de rentrer 30 minutes plus tard littéralement congelée. J’ai donc investi dans cette couverture en lamé doré du plus bel effet avec intérieur polaire façon aquarium. So cute

  1. Les facilités administratives ou comment vivre le vrai choc de simplification 

A part quand on ouvre un compte en Chine où on Môssieur signe une palanquée de feuilles et si-ça-se-trouve a mis en hypothèque nos biens sur plusieurs générations, il faut bien dire que les formalités autour de la banque sont simplissimes. Je m’attache à le démontrer régulièrement.

En France, lorsqu’on retire de l’argent à un distributeur automatique, il faut récupérer sa carte bancaire AVANT de récupérer ses billets. C’est pour éviter d’oublier de récupérer sa carte alors que la probabilité d’oublier ses billets est nettement plus faible. En Chine, c’est l’inverse. On récupère les billets puis sa carte. Cette deuxième étape est compliquée pour moi. Cela fait maintenant une petite dizaine de fois que j’oublie ma carte. La première fois, panique à bord : faut-il faire opposition ? En commander une autre ? Donner un rein ? Et puis non, il faut simplement que Môssieur aille à l’agence bancaire avec son passeport. La gentille hôtesse cherche dans le tas de cartes oubliées (je ne suis donc pas la seule étourdie) et te la donne après avoir signé un ou deux papiers de plus. Grand soulagement !

Autre service proposé par toutes les agences bancaires, le paiement des charges à l’aide d’une borne. On peut ainsi recharger sa carte de gaz ou d’électricité facilement. De même, on peut faire un virement à n’importe qui à l’aide des distributeurs de billets.

06-Borne banque

  1. La liberté du paraître 

A Pékin, toutes les extravagances sont permises. Il faut dire que les chinois ont eu des rapports difficiles à la mode, celle-ci étant considérée comme « bourgeoise » et donc bannie lors de la révolution culturelle (1966-1976). (Pour en savoir plus sur la mode en Chine, allez jeter un œil sur cette page). Depuis, ils se lâchent et ont bien raison ! Bien sûr, pour le chic à la parisienne on repassera mais c’est très agréable de pouvoir porter ce que l’on veut sans subir les diktats de la mode.

Quelques chaussures…

Des accessoires : bonnets ours, colliers poupées, sac Frosties, …

Un pyjama vache pour sortir :

12-Pyjama

Et les chiens ne sont pas en reste :

Quant aux voitures, j’en ai déjà parlé ici mais je ne m’en lasse pas :

  1. Les Deux roues électriques

 Comme je le disais dans un précédent article, le 2 roues c’est la liberté ! Pour moi, car pour les pékinois, c’est juste un mode de déplacement. Comme quoi faire rouler toute une population à l’électricité, c’est possible ! En effet, la quasi-totalité des scooters, vélos, mobylettes,… est électrique et donc silencieuse. Ajoutez à cela un parc automobile très récent, la ville, malgré ses 20 millions d’habitants ne ressemble pas à un énorme capharnaüm.

Quant au prix, cela défie toute concurrence : on peut acheter un vélo simple pour une trentaine d’euros, j’ai payé mon scooter environ 300 euros. Je veux bien admettre que les scooters électriques vendus en France (de manière confidentielle si j’en juge par la difficulté à trouver des infos malgré Google) aient des matériaux différents ou une batterie haute-performance mais qu’est-ce qui justifie les prix exorbitants : entre 2000 et 4000 euros ? Amis du lobby pétrolier et états amateurs de taxes, je ne vous remercie pas.

  1. TAO BAO

18-TaoBao

C’est LE site internet incontournable en Chine. C’est simple : on y trouve de tout (quand on lit le chinois) : électro-ménager, vêtements, lait, … C’est là le drame (ou le salut ?) : comme on ne comprend pas, on fait appel à notre entourage sinophone pour la moindre commande donc on n’abuse pas. N’empêche que c’est une plate-forme d’achat exceptionnelle. Sont réunis ici des millions de vendeurs prêts à livrer votre commande à domicile  dans la journée. Oui, oui, dans la journée. Mieux qu’Amazon, sans commune comparaison avec nos amis de La Poste française. De l’aube au coucher du soleil, des livreurs parcourent la ville. Pourquoi un tel empressement ? Pour satisfaire le client, qui va noter le vendeur et donc lui faire/défaire sa réputation. Un retour aux bases du commerce finalement.

  1. Le civisme 

Ici, l’amour et le respect de son pays ne sont pas taxés de fascisme. Et non, contrairement à nos esprits occidentaux étriqués, les chinois ne se sentent pas obligés d’aimer leur nation. Leur sentiment d’appartenance est aussi fort que leur esprit est grégaire. Malgré leurs bonnes manières discutables pour nous, leur civisme est à toute épreuve. Voici un exemple dans mon quartier où une fresque, fraichement repeinte, décrit les bons comportements à adopter :

On partage l’enthousiasme, la confiance et l’optimisme :

On respecte la loi, l’environnement et on prend soin des personnes âgées :

On fait l’effort d’apprendre l’anglais, d’enseigner la calligraphie aux étrangers et… on chante !

Bref, ils aiment leur quartier et chacun fait l’effort de le préserver : le « vivre ensemble » est possible. Et si on prenait exemple ?

  1. Les jiaotze et les nouilles sautées du marché au Tissus de Muxiyuan

Parce que c’est l’une des rares choses que je mange avec plaisir et qu’il n’y en a pas au Royal Morangis.

  1. Les insultes

Parce que « œuf cassé », « cochon stupide » ou « tête de crotte de dragon » (insulte suprême ici) ça a quand même plus d’allure que le poétique « tête de fion » ou le démodé mais néanmoins efficace « NTM ».

 35-dragon   VS   36-NTM

  1. La vie de quartier

Dans notre quartier, le petit commerce comme on l’appelle en France est encore très présent. En effet, il y a finalement assez peu de supermarchés et même si Carrefour est implanté en Chine, j’ai pu constater que ce mode de consommation ne correspondait pas aux besoins des pékinois. On doit pouvoir tout acheter dans son quartier. On trouve donc des kiosques à journaux, des vendeurs de cigarettes, des vendeurs de snacks ou de fruits avec leurs charrettes, un cordonnier, une droguerie et même un rémouleur qui interpelle le chaland en faisant tinter ses outils :

36-Rémouleur

On trouve également en nombre les cantonniers qui inlassablement balaient les rues qui sont, de fait, propres. Pas l’ombre d’un tag non plus…

37-cantonier

J’ai même retrouvé avec une grande nostalgie l’habitude de rendre les bouteilles en verre consignées comme je le faisais avec ma grand-mère et les bouteilles d’Ogeu à l’orange (ancêtre bordelais du Fanta).

38-Consigne

  1. La qualité de vie

Sans tomber dans le passéisme, force est de constater que la vie pékinoise aujourd’hui sous certains aspects peut rappeler la France d’après-guerre et ce n’est pas désagréable. Plein emploi, croissance, respect des autres, tout en regardant l’avenir avec sérénité. Les chinois parviennent à conjuguer traditions et nouvelles technologies. Le rémouleur dont je parlais ci-avant possède un Samsung Galaxy comme tout le monde ! Ajoutez à cela un sentiment de sécurité omniprésent et on obtient une qualité de vie meilleure qu’en France actuellement malgré le pot de Nutella à 10 euros.

 39-zen

Malgré cela, on manque cruellement de certaines choses qu’on a laissé derrière nous, voici mon Top 10 :

– l’air pur des Pyrénées,

– l’art de vivre à la bordelaise,

– les vignobles de Sainte Croix du Mont,

– la brume matinale sur la Garonne,

– le soleil catalan,

– le chocolat,

– la charcuterie,

– le chèvre,

– le chaource,

– le mont d’or,…


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