27 février 2016 – Premier jour autour de Hilo

Après avoir découvert l’île d’Oahu, nous voici sur Hawai’i (Big Island, à ne pas confondre avec Hawaii qui désigne l’archipel). L’île fait à peine 10 km2 et compte 190.000 habitants.
Climat un peu différent et surtout changement radical d’ambiance. Fini la Aloha attitude. Du shopping hype de Waikiki et son cortège de touristes argentés (essentiellement japonais), on passe à l’Amérique profonde. Malgré les merveilles de l’île, les touristes sont moins nombreux. 

Premier dîner au Pizza Hut du coin, et discussion avec un jeune homme sympa qui engage la conversation. Il doit avoir 25 ans, « born and raised here » (né et élevé ici), il n’a quitté qu’une seule fois son île, pour aller… sur l’île voisine ! Il est forcément impressionné par des français (« France ?! Ah Paris !!« ) vivant en Chine (« But why ?!? » We don’t know yet… To be able to come here maybe ?!). 
La population multiculturelle que nous rencontrons est disons davantage … terre à terre (des paysans mal dégrossis pour faire dans le politiquement incorrect). Mais charmants (mais armés) ! Enfin, tant qu’on ne s’approche pas trop près de chez eux où les pancartes « no trespassing » et « private property » dissuadent même une simple manœuvre sur leur trottoir…
Côté hébergement, nous sommes très bien installés bien que l’hôtel soit en rénovation. Il est au bord de l’eau, où nous voyons des poissons uniquement présents dans nos aquariums : poissons lunes et tous les poissons de l’aquarium du dentiste du « Monde de Némo » dont je ne connais pas le nom… Et même une tortue de mer !

  
  
Première journée, direction la côte Est. 

Rainbow Falls

Très belles chutes et magnifiques arbres tout autour (auraient-ils inspiré ceux du film Avatar ?).

 

  
  

Kahuna et Akaka Falls

En empruntant un sentier ultra balisé, nous passons tout d’abord devant les chutes de Kahuna, modestes (91 mètres) puis celles d’Akaka nettement plus impressionnantes (135 mètres). A titre de comparaison, les chutes de Niagara descendent « seulement » de 52 mètres (mais ont un débit infiniment supérieur évidemment).   

  
Le sentier se trouve au milieu de la jungle où la végétation est luxuriante : fougères gigantesques, caoutchouc,… et de nombreux petits lézards verts et bleus !

  
  
  
  

Onomea bay

Sentier sur quelques dizaines de mètres qui se termine sur une plage de pierres volcaniques et de sable… noir ! Peu propice à la baignade mais jolie vue !

  

Laupahoehoe point 

Nous sommes descendus jusqu’à la pointe de Laupahoehoe. Arrivés en bas, de nombreux pickups (so cliché !) étaient garés, des familles installées. En y regardant de plus près, des carcasses de sanglier étaient en cours de dépeçage afin d’être rôties dans les grands barbecues construits « en dur » dans le parc. 

  
L’endroit est dangereux : tout d’abord à cause des cocotiers …

  
… mais aussi à cause du risque de tsunamis. Bon, le seul tsunami répertorié ici a eu lieu en 1946 emportant l’école du village, faisant 24 morts parmi les enfants et traumatisant l’entière population. Cette dernière se déplaça donc plus haut sur la colline. 

Une stèle a été érigée en mémoire des défunts :  

  
Cela n’en reste pas moins un superbe endroit…

   
 
  
Hawaiian Vanilla Company

  
En chemin, nous avons fait un détour en grimpant la « montagne » pour visiter la boutique de vanille. Changement d’altitude et de climat : nous essuyons notre première (petite) pluie tropicale !

  
La boutique est sympa, les produits aussi, les prix nettement moins. Nous nous sommes contentés de regarder…

   

    
 
  
En revanche, la carte du restaurant/salon de thé était alléchante. Petit goûter avec milkshake vanille, glace vanille et brownie !  

Waipi’o Valley

Tout au bout de la route, se trouve la vallée de Waipi’o. Une coulée de lave ancienne a empêché la poursuite de la construction…

Cette vallée des rois est sacrée depuis le 14ème siècle et les touristes ne sont pas vraiment les bienvenus. Elle est située dans une des rares vallées encore peu développées de l’île car il s’agit d’un endroit privé. 

Pendant près de 1000 ans, la vallée fut largement reconnue en raison de sa forte production de taro. (Le taro est un tubercule tropical qui se mange…)

A l’époque, seuls les hommes intègres avaient le droit de monter jusqu’au plateau où siégeait le chef Liloa…

Le contact avec les occidentaux au début des années 1800 a été fatal pour la population native de l’île en raison des nombreuses épidémies introduites. Les mariages mixtes avec les Chinois, les Portugais, les Japonais et les Philippins saisonniers des plantations de sucre puis de riz à la fin des années 1800 jusqu’en 1930, ont engendré une population multi-ethnique.

En 1946, un immense vague submergea la vallée entraînant la destruction de nombreux temples, habitations et champs. Ceci entraîna la migration de nombreuses familles dans les villages voisins. Aujourd’hui, ces familles poursuivent les traditions de leurs ancêtres en cultivant le taro et en produisant le poi (pâte violette réalisée à partir de la racine de taro écrasée).
Bien que la descente dans la vallée ne soit pas regardée d’un très bon œil par les locaux, elle est possible. En temps normal. Aujourd’hui, l’accès était interdit pour cause d’épidémie de… dengue !! Formidable… 

   

   Nous nous contenterons du point de vue qui permet de l’admirer sans risque (enfin on espère !). Il s’agit d’une plage de sable noir. La vue est époustouflante…

 

 
  

  


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